titre immobilier-sans-detour Estimations gestions Lotisements BAREME
contact mail
Articles
- Les divisions foncières seraient elles réservées aux marchands de biens?
-  En matière d'urbanisme, il n'y a pas d'état de droit. (3)
- POMPIGNAC : Refus de division annulé par le Tribunal administratif
- Expropriation et spoliations
- Lorsque les contrôles d'assainissement laissent sceptique...
- Le délire juridique de la constitution de gage-espèces pratiquée dans les ventes sous seing privés rédigées par les notaires.
- Pour ne pas risquer la prison en n’affichant pas le montant dissuasif de leur commission dans les annonces, les agences à tarif fort devraient en plus la faire assujettir aux droits de mutation.
- Quand les grandes enseignes tentent par tous moyens de préserver leurs tarifs exorbitants
- Barème comparatif
- Les disparités de tarifs
- Résilier un mandat d'agent immobilier avant son échéance
- Les vices cachés
- Quelle est la valeur de sa maison ?
- La supercherie du « qui paie la commission?»
- Les Bâtiments de France.
- Vendre un terrain par lots.
- Attention aussi à l'acte notarié.
- S.S.P. Agent immobilier ou notaire
- L'éternel scandale des frais de notaire.
- Quand les avocats veulent manger le gâteau des notaires
- Perspectives notariales
- La SCI vers une nouvelle philosophie du patrimoine.
- Avantages cachés de la SCI
- Quand dans leur guerre commerciale contre les agents immobiliers, les notaires franchissent largement la ligne blanche.
- Mandat d’achat ou mandat de vente ?
- La vente en viager
- Attention aux contrats de prêt
- La « garantie revente »
- Urbanisme et souci du bien public avant 1789
- Maisons Fissurées
- Les dangers des lignes à haute tension
- Géobiologie
L'immobilier sans détours

« LES BATIMENTS DE FRANCE »

Lorsque des travaux extérieurs sont prévus sur un immeuble bâti ou non, situé près d'un monument ou dans un site classé, leur autorisation est soumise à l'avis del'administration des "Bâtiments de France".

L’avis de ce service est à tort souvent redouté tant on en craint des entraves ou des surcouts, et surtout une immixtion dans sa liberté de faire.

Or, la situation dans le ressort des BDF devrait être davantage ressentie  comme une chance que comme un inconvénient, car elle constitue une relative assurance de ne pas voir le site déformé par des incongruités, d’être tenu de réaliser une construction de bonne qualité architecturale, et en somme de faire un investissement pérenne.

Nous ne nous situerons pas ici nos conseils sur le plan règlementaire - avis conforme ou pas - mais sur le fond, car c’est essentiellement là que se situe souvent l’incompréhension.

Pour  mettre en valeur  notre patrimoine collectif, et par la même l’une des principales ressources économiques de notre pays, il s’agit d'en prèserver la cohérence et d’harmonie.

L’harmonie

Une maison qui choque par son manque d’harmonie avec le site, est nuisible pour la santé psychique de ses habitants et celle de ceux à qui elle s’impose. Elle est une marque de vanité et de sans-gêne par  besoin de se distinguer. Elle est en tout état de cause un mauvais placement. 

Que se soit à proximité d’un site protégé ou pas, il est navrant de voir des avants-toits réduits à néant. Ce mode de construction n'est pas régional. Il s’agit en fait d’économies qui pourront coûter cher à la revente. Cher ne rime pas non plus toujours avec harmonie: Le toit à quatre pentes peut constituer une rupture avec les toitures environnantes. 

L’harmonie n’est cependant pas nécessairement l’effacement. Les maisons d’un hameau protégé ne sont pas toutes pareilles, et c’est même dans cette diversité que se trouve son charme et son histoire.

L’emplacement est aussi un élément important. Il ne convient pas de se distinguer d’un alignement de maisons en créant un retrait incohérent.

Les bâtiments ne sont pas seuls en cause. Planter des ifs au milieu d’une chêneraie n’est pas de bon gout, mais le coin de bambous fait souvent le charme d’un jardin. Les haies de conifères sont rarement en harmonie avec l’architecture régionale.

Les matériaux.

On construisait autrefois avec les matériaux que l’on trouvait à proximité, pierre, terre pour les tuiles, et ingrédients pour faire les peintures qui, s’ils n’étaient pas faits sur place comme le rouge basque avec l’oxyde de fer, venaient souvent des mêmes filières. L’innovation était vue comme du gaspillage et de mauvais aloi.

Il sera donc demandé de se soucier de ces principes pour conserver le cachet du site.

Les matériaux influent souvent sur la forme. Les menuiseries en PVC qui,  pour les ouvertures peuvent poser des difficultés par l’importance du volume dans les petites ouvertures, ou encore les faux petits bois,  rendent parfois difficile une insertion cohérente dans la proximité du site. 

Les justes proportions

Avant 1968, pendant deux ans en moyenne, l’élève architecte copiait des éléments de grands monuments classiques et devait s’en inspirer dans de petits projets pour s’inculquer les divines proportions.  C’est à cette école que situer une fenêtre cinq centimètres plus à droite ou à gauche fait qu’une maison sera jolie ou laide.

Sans se plier à toutes les règles du nombre d’or , on comprendra cependant que les proportions d’une fenêtre de 120x120 soient moins agréable à voir que celles d'une fenêtre de 1m x 1m60.  Il s’agit en fait de structures naturelles de l’esprit que l’on suivait jadis par tradition, et que  « l’esprit fort » du temps voudrait ignorer. 

La notion de distance et de visibilité.

Les impératifs seront proportionnés à la visibilité du projet dans l’ensemble du site. 

Lorsqu’on interroge les services par simple consultation téléphonique, il est en toute logique répondu comme si le projet est au plus sensible. Il en sera notamment ainsi au sujet du des ouvertures en PVC qui relèvent de l’incongruité aux alentours immédiats du monument ou au cœur du site classé, alors que seulement la disposition du volume ou la couleur des tuiles sera retenu à la périphérie ou dans un lieu peu visible. 

Que faire ?

On comprendra ici que l’architecte à sa place, à condition toutefois qu’il ait le talent et le goût pour le sujet.

Les constructeurs expérimentés savent s’orienter dans ces impératifs. Nous vous y aiderons aussi bien volontiers.



Xavier NEBOUT    mai 2012

 

Sommaire