Disparité de tarifs ( du 15/01/2010)
Disparité de tarifs

Disparité de tarifs

 

Toutes les agences immobilières ne travaillent pas au même tarif. Cette  disparité  se justifie-t-elle ?

 

En fonction des services rendus

Le service rendu par une agence immobilière peut aller du parasitisme pur et simple à la prestation optimum tant en publicité qu’en qualité.

Dans le minimum et à la limite de la légalité, nous trouvons les négociateurs « libres » agents commerciaux ou salariés à domicile qui agissent en toute indépendance sous le couvert d’agences immobilières - pour ne pas dire négrières- situées aussi bien dans notre région qu’à l’autre bout de la France. L’activité essentielle de ces pseudo-agences est de prendre un pourcentage sur le travail de ces négociateurs en échange de leur couverture légale et comptable. Le potentiel publicitaire est généralement réduit à quelques annonces et dans un site internet. Ils n’ont évidemment pas le droit d’avoir de vitrine ni de recevoir les clients chez eux. Ils donnent rendez vous à tel ou tel endroit, et si le client est intéressé on ira chez le notaire.

Dans le parasitisme pur, nous avons des « chercheurs » qui se font signer un mandat d’achat exclusif et appellent ensuite les agences en leur proposant de prendre chacun une commission. Mais comme les agences se font de plus en plus mandater par les acheteurs, les chercheurs sont en voie de disparition.

A l’autre extrémité, nous avons l’agence ayant à la fois pignon sur rue, les équipements et les moyens publicitaires assurant mise sur le marché dans les meilleures conditions, et qui dispose des connaissances juridiques étendues permettant aux parties de conclure avec le maximum de garanties.

Et puis évidemment, nous avons les agences qui prétendent justifier un tarif plus élevé que les autres en raison de qualités en trompe l’œil. En fait il s’agit là essentiellement d’une grande chaine régionale.

 

En fonction du bien

Le montant de la commission dépend du temps passé sur les affaires. Or, les agences perdent une grande partie de leur temps à faire visiter des biens surévalués jusqu’au moment où leur vendeur entend enfin raison. Et comme ce moment est évidemment indéterminé, à ne pas le faire, une agence court le risque que ce soit un concurrent qui le fasse avec succès. C’est ici que s’exerce le talent du négociateur mais la chance y est aussi pour beaucoup. En tout état de cause, ce temps perdu a un coût et donc un prix.

C’est pourquoi, en ce qui nous concerne plus précisément, nous accordons une remise très importante sur notre barème lorsque qu’un vendeur est disposé à traiter avec son agent immobilier comme le fait l’américain moyen : c’est à dire en exclusivité et en fonction du marché.

 

Du cout des franchises

Bon nombre d’agents immobiliers exercent sous le couvert d’une franchise. Cela leur permet de bénéficier d’une notoriété ainsi que de formations et aides surtout utiles au départ. Tout cela coute très cher, et il est quasiment impossible d’en sortir. C’est le principe même du franchiseur d’attirer à soi des « apprentis entrepreneurs » en leur promettant monts et merveilles, et de les exploiter ensuite boulet aux pieds.

Il en coute généralement à ces agences de 5 à 8% de leur chiffre d’affaires. Or, et c’est ce qu’elles ignorent souvent au départ : 5 à 8% du chiffre d’affaires, c’est de l’ordre de la moitié du bénéfice net d’une agence immobilière par rapport à son chiffre d’affaires – du moins si elle veut faire correctement son métier - !

Dans ces conditions, soit les commissions doivent être élevées, soit les prestations doivent être réduites au minimum.