Disparité de tarifs
Toutes les agences immobilières ne
travaillent pas au même tarif. Cette
disparité se justifie-t-elle ?
En fonction des services rendus
Le service rendu par une agence
immobilière peut aller du parasitisme pur et simple à la prestation optimum
tant en publicité qu’en qualité.
Dans le minimum et à la limite de
la légalité, nous trouvons les négociateurs « libres » agents
commerciaux ou salariés à domicile qui agissent en toute indépendance sous le
couvert d’agences immobilières - pour ne pas dire négrières- situées aussi bien
dans notre région qu’à l’autre bout de la France. L’activité essentielle de ces
pseudo-agences est de prendre un pourcentage sur le travail de ces négociateurs
en échange de leur couverture légale et comptable. Le potentiel publicitaire
est généralement réduit à quelques annonces et dans un site internet. Ils n’ont
évidemment pas le droit d’avoir de vitrine ni de recevoir les clients chez eux.
Ils donnent rendez vous à tel ou tel endroit, et si le client est intéressé on ira
chez le notaire.
Dans le parasitisme pur, nous
avons des « chercheurs » qui se font signer un mandat d’achat
exclusif et appellent ensuite les agences en leur proposant de prendre chacun
une commission. Mais comme les agences se font de plus en plus mandater par les
acheteurs, les chercheurs sont en voie de disparition.
A l’autre extrémité, nous avons
l’agence ayant à la fois pignon sur rue, les équipements et les moyens
publicitaires assurant mise sur le marché dans les meilleures conditions, et qui
dispose des connaissances juridiques étendues permettant aux parties de
conclure avec le maximum de garanties.
Et puis évidemment, nous avons
les agences qui prétendent justifier un tarif plus élevé que les autres en
raison de qualités en trompe l’œil. En fait il s’agit là essentiellement d’une
grande chaine régionale.
En fonction du bien
Le montant de la commission
dépend du temps passé sur les affaires. Or, les agences perdent une grande partie de leur temps à faire visiter des biens
surévalués jusqu’au moment où leur vendeur entend enfin raison. Et comme ce
moment est évidemment indéterminé, à ne pas le faire, une agence court le
risque que ce soit un concurrent qui le fasse avec succès. C’est ici que
s’exerce le talent du négociateur mais la chance y est aussi pour beaucoup. En
tout état de cause, ce temps perdu a un coût et donc un prix.
C’est pourquoi, en ce qui nous
concerne plus précisément, nous accordons une remise très importante sur notre
barème lorsque qu’un vendeur est disposé à traiter avec son agent immobilier
comme le fait l’américain moyen : c’est à dire en exclusivité et en
fonction du marché.
Du cout des franchises
Bon nombre d’agents immobiliers
exercent sous le couvert d’une franchise. Cela leur permet de bénéficier d’une
notoriété ainsi que de formations et aides surtout utiles au départ. Tout cela coute
très cher, et il est quasiment impossible d’en sortir. C’est le principe même du
franchiseur d’attirer à soi des « apprentis entrepreneurs » en leur
promettant monts et merveilles, et de les exploiter ensuite boulet aux pieds.
Il en coute généralement à ces
agences de 5 à 8% de leur chiffre d’affaires. Or, et c’est ce qu’elles ignorent
souvent au départ : 5 à 8% du chiffre d’affaires, c’est de l’ordre de la
moitié du bénéfice net d’une agence immobilière par rapport à son chiffre
d’affaires – du moins si elle veut faire correctement son métier - !
Dans ces conditions, soit les
commissions doivent être élevées, soit les prestations doivent être réduites au
minimum.